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Cadre du curriculum éducatif

La Littératie numérique et les technologies

La technologie transforme rapidement notre quotidien. Il est essentiel, pour la réussite future des personnes apprenantes, de savoir naviguer, interagir et travailler dans l’environnement numérique. C’est pourquoi les systèmes éducatifs évoluent pour s’adapter à ces changements.

L’éducation numérique au Nouveau-Brunswick repose sur les principes suivants :

  • La technologie doit soutenir et améliorer la pédagogie ainsi que les résultats des programmes scolaires.
  • Les compétences technologiques s’inscrivent dans un continuum. Toutes les personnes apprenantes et le personnel éducatif sont capables d’améliorer leurs compétences technologiques.
  • Les outils numériques et d’intelligence artificielle doivent enrichir, et non remplacer, la réflexion et la créativité humaines.
  • Une participation éthique, sûre et responsable aux environnements numériques est essentielle.
  • Les personnes apprenantes ont besoin d’occasions équilibrées d’utiliser, de comprendre, de créer et d’examiner de manière critique les technologies numériques et d’intelligence artificielle.
  • Les compétences en matière de littératie numérique sont transférables et durables, même à mesure que les technologies spécifiques évoluent.
  • Rendez-vous sur le Digital Learning Hub [NBED] pour découvrir des outils et des ressources destinés au personnel éducatif.

Qu’est-ce que la littératie numérique?

La littératie numérique se définit comme l’ensemble harmonieux des compétences, des attitudes et des comportements numériques qui aident les personnes apprenantes à atteindre leurs objectifs et à devenir des membres de la société réfléchis et compétents, contribuant ainsi à l’amélioration de la société et au bien commun. Dans le système éducatif du Nouveau-Brunswick, la littératie numérique comprend six composantes :

  • Citoyenneté numérique
  • Santé et bien-être numériques
  • Esprit critique et construction du sens
  • Créativité, conception et résolution de problèmes
  • Communication et collaboration
  • Pensée computationnelle

Qu’est-ce que la littératie en IA?

La littératie en IA s’appuie sur la littératie numérique. Elle permet de développer les connaissances et l’esprit critique dont les personnes apprenantes ont besoin pour comprendre, utiliser, remettre en question et mettre en pratique l’intelligence artificielle. L’objectif est d’acquérir les bases nécessaires pour évaluer ce que les systèmes d’IA peuvent et ne peuvent pas faire, et pour reconnaître à la fois leurs limites et leur potentiel.

La littératie en IA implique de comprendre les répercussions sociales, culturelles, environnementales et économiques de l’IA. L’objectif est de préparer les personnes apprenantes, le personnel éducatif et les responsables éducatifs à prendre des décisions éclairées dans un monde où l’IA façonne de plus en plus l’information, les relations, les opportunités et les processus démocratiques. La littératie en IA aide les personnes apprenantes à comprendre que les systèmes d’IA sont des technologies conçues par des humains qui nécessitent un jugement et une responsabilité humains permanents.

Quatre modes d’apprentissage avec l’IA

Un cadre pour la conception pédagogique de l’enseignement de la maternelle à la 12e année

L’intelligence artificielle fait partie intégrante de la culture numérique contemporaine ; elle aide toutes les personnes apprenantes à acquérir les connaissances, les compétences et le discernement nécessaires pour prospérer dans un monde riche en technologies.

Les personnes apprenantes tirent profit d’une approche variée et équilibrée de l’IA :

  • un apprentissage avec l’IA comme support à la réflexion et à la création
  • un apprentissage par le biais d’environnements basés sur l’IA, tels que des outils adaptatifs et des simulations
  • un apprentissage sur l’IA à la fois en tant que technologie et en tant que sujet de réflexion critique, éthique et sociétale
  • un apprentissage sans l’IA afin de renforcer le raisonnement autonome et le développement des compétences

Le Cadre de référence en matière de littératie numérique du Nouveau-Brunswick décrit comment s’effectue l’intégration efficace des technologies numériques et de l’intelligence artificielle dans les salles de classe de la maternelle à la 12e année au Nouveau-Brunswick. Il sert de référence commune à tous les titulaires de droits en matière d’éducation, alors que la province s’efforce de promouvoir une innovation numérique réfléchie, équitable et durable dans le domaine de l’éducation.

Application

On voit


On voit qu’une salle de classe où la technologie numérique et l’IA sont bien intégrées ne diffère pas radicalement d’un enseignement de qualité. La technologie vient renforcer une pédagogie efficace plutôt que de la remplacer.

Expérience des personnes apprenantes

  • Les personnes apprenantes collaborent sur des problèmes pertinents et significatifs plutôt que de se contenter de consommer passivement des contenus isolés.
  • Elles passent aisément des méthodes analogiques aux méthodes numériques, par exemple en esquissant leurs idées à la main avant de les perfectionner à l’aide d’outils numériques, ou en créant des podcasts dans le cadre de l’étude d’un roman.
  • Leur travail est visible, collaboratif et s’exprime à travers de multiples modes, reflétant diverses formes d’engagement et de représentation
  • Les outils assistés par l’IA offrent une différenciation en temps réel en arrière-plan, en fournissant des supports ou en identifiant quand une personne apprenante est bloquée, sans que le personnel enseignant ait à gérer manuellement les besoins de chaque personne apprenante.
  • Les personnes apprenantes s’engagent dans des tâches qui ne seraient pas possibles sans la technologie (par exemple, la création de vidéos ou de podcasts)

Pratique pédagogique

  • Le personnel enseignant circule dans la classe, accompagne les personnes apprenantes et mène des discussions approfondies sur l’apprentissage individuellement ou en petits groupes, en s’appuyant sur une différenciation pédagogique facilitée par la technologie.
  • Le temps de préparation est consacré à la conception d’expériences d’apprentissage enrichissantes et au développement professionnel continu.
  • Le personnel enseignant utilise la technologie pour faciliter les tâches non pédagogiques, telles que la communication et la production de rapports.
  • L’évaluation dépasse le cadre d’un événement unique à enjeux élevés et prend des formes telles que :
    • Des portfolios numériques, où l’IA aide les personnes apprenantes à réfléchir à leur progression au fil du temps.
    • Des projets multimodaux dans lesquels les personnes apprenantes démontrent leurs acquis à travers diverses formes de preuves et sont évalués tout au long du processus.

Sensibilité culturelle

  • Les outils numériques et d’intelligence artificielle sont sélectionnés et mis en œuvre en veillant tout particulièrement à garantir un accès équitable dans les zones rurales, isolées et urbaines, ainsi qu’à prendre en compte la diversité des besoins linguistiques, culturels et d’apprentissage.
  • Les modes de connaissance wabanakis sont intégrés aux projets numériques, ce qui permet de préserver leur authenticité grâce à une conception participative avec la communauté, plutôt que de s’appuyer sur des contenus génériques.
  • Les personnes apprenantes voient leur identité linguistique reflétée et soutenue par les outils numériques, ce qui permet d’éviter les limites des plateformes par défaut en anglais.
On entend


la voix des personnes apprenantes

  • Les personnes apprenantes comparent les résultats générés par l’IA avec d’autres sources, s’interrogeant sur la manière dont ces résultats ont été produits et réfléchissant aux questions de précision et d’exhaustivité.
  • Les personnes apprenantes participent à des discussions critiques continues sur les sources, les biais et les points de vue représentés.
  • Dans les classes des plus jeunes, les personnes apprenantes peuvent d’abord expliquer leur raisonnement à un outil d’IA, puis à un camarade, s’entraînant ainsi à formuler leurs pensées dans différents contextes.
  • Les personnes apprenantes acquièrent le vocabulaire nécessaire pour décrire le fonctionnement des systèmes numériques et d’IA, leurs limites, et les situations où la réflexion humaine indépendante est requise.

le langage pédagogique

  • Le personnel éducatif considère la technologie comme un partenaire pour la planification et la création de ressources, et non comme une simple source de contenu.
  • Parmi les expressions couramment utilisées, on trouve : « Utilisons cet outil pour tester ton hypothèse » ou « Faisons un plan inversé de ce texte pour vérifier que j’ai bien intégré mon idée principale dans le troisième paragraphe. »
  • L’approche passe d’une approche directive à une approche facilitatrice.
  • Le personnel éducatif donne l’exemple d’une prise de décision réfléchie et fondée sur la pédagogie pour déterminer quand la technologie renforce l’apprentissage et quand les approches non numériques favorisent davantage le développement des concepts et la réflexion.
  • L’accent est mis non plus sur des tâches axées sur la conformité, mais sur un apprentissage par l’enquête.

l’atmosphère de la salle de classe

  • La technologie vient soutenir les échanges constructifs, elle ne les remplace pas.
  • Les personnes apprenantes discutent, débattent des différentes interprétations et négocient le sens de leurs propos entre elles.
  • Les personnes apprenantes travaillent efficacement dans des environnements à la fois numériques et physiques, contribuant de manière constructive à la réalisation d’objectifs communs.

On sent


Pour les personnes apprenantes

  • Les personnes apprenantes se sentent autonomes et ont le choix quant à la manière dont elles apprennent.
  • La technologie est flexible et s’adapte aux besoins des personnes apprenantes, au lieu de les obliger à s’adapter à elle.
  • L’environnement est perçu comme favorable, grâce à une technologie inclusive qui permet à toutes les personnes apprenantes de réussir.
  • Les personnes apprenantes font des choix éclairés pour déterminer quand les outils numériques et d’IA soutiennent au mieux leur apprentissage et quand une réflexion autonome est nécessaire.

Pour le personnel éducatif

  • L’IA réduit la charge liée aux tâches répétitives, telles que la création de ressources adaptées et la gestion logistique.
  • Le personnel éducatif estime que l’utilisation des technologies contribue à leur développement professionnel.
  • Le personnel éducatif acquiert de nouvelles compétences qui élargissent l’éventail de ce qu’il peut offrir à ses élèves.
  • Le personnel éducatif aborde l’intégration comme un processus itératif et réflexif, soutenu par la collaboration avec ses collègues et la formation professionnelle continue.

Pour les communautés

  • La technologie répond aux priorités des établissements scolaires et des personnes apprenantes.
  • La confiance s’instaure et se maintient entre les titulaires de droits.
  • Les outils numériques et d’intelligence artificielle font preuve d’une gouvernance rigoureuse des données et de pratiques transparentes en matière de données.
  • Les familles comprennent comment et pourquoi la technologie est utilisée dans le cadre de l’apprentissage.

Méprises courantes

Les technologies numériques s’attaquent au rôle du personnel enseignant


La technologie ne remplace pas le personnel enseignant ; elle enrichit leur travail. Elle leur permet de concevoir des expériences d’apprentissage plus riches et plus créatives, et de consacrer davantage de temps à l’enseignement, aux relations avec les personnes apprenantes et à un accompagnement adapté. Le rôle du personnel enseignant devrait évoluer au fur et à mesure que l’intelligence artificielle dans le domaine de l’éducation offrira de nouvelles possibilités.

Les personnes apprenantes n’utilisent l’IA que pour tricher.


Certaines personnes apprenantes font un mauvais usage des technologies, souvent par manque d’accompagnement. Lorsqu’on les aide à utiliser l’IA à bon escient, les personnes apprenantes peuvent adopter une approche critique, approfondir leur compréhension et améliorer leurs résultats d’apprentissage. L’IA oblige le personnel éducatif à repenser leurs pratiques d’évaluation.

Les personnes apprenantes ont grandi avec la technologie et possèdent donc de bonnes compétences numériques.


L’accès et l’expérience varient considérablement. Les personnes apprenantes ont besoin d’un soutien explicite pour développer leurs compétences numériques. Il est essentiel de garder à l’esprit que les personnes apprenantes ont besoin d’aide pour comprendre comment utiliser la technologie dans un contexte scolaire, par opposition à un contexte social.

Le personnel enseignant peut utiliser n’importe quel outil numérique pour susciter l’intérêt des personnes apprenantes en classe.


La politique 311 stipule que « seuls les logiciels approuvés par le département peuvent être utilisés lorsque des données à caractère personnel concernant les élèves et le personnel scolaire doivent être traitées ou stockées dans ces logiciels ». Toute personne souhaitant utiliser une application ou un logiciel doit s’assurer qu’il a été approuvé avant de l’utiliser en classe. Les districts peuvent appliquer des directives supplémentaires.

Le temps passé devant les écrans est néfaste et nuit à l’apprentissage.


Toutes les activités passées devant un écran ne se valent pas. Une utilisation interactive et ciblée favorise l’apprentissage, tandis que la consommation passive a des effets différents. L’impact dépend du contexte, de la qualité et de l’intention.

Les compétences en programmation et en pensée computationnelle ne sont utiles aux personnes apprenantes que dans le cadre d’un cours de technologie.


La programmation et la pensée computationnelle favorisent le développement de la résolution de problèmes, de la synthèse et du raisonnement logique. Ces compétences sont essentielles et transférables à tous les domaines d’apprentissage, y compris les sciences humaines, les arts et l’apprentissage des langues.

Considérations éthiques

Technologie, équité et considérations éthiques dans l’apprentissage numérique

Toute technologie a ses limites. Cela dit, lorsqu’elle est intégrée de manière réfléchie, la technologie peut favoriser une plus grande équité en classe en supprimant les obstacles à l’accès, en offrant de multiples moyens de représentation et d’expression, et en proposant des parcours personnalisés aux personnes apprenantes ayant des besoins divers. Lorsqu’il recourt à l’apprentissage numérique, le personnel éducatif doit tenir compte à la fois des objectifs d’apprentissage et des compétences à développer, en veillant à ce que la technologie serve de support plutôt que d’obstacle. Le personnel éducatif est encouragé à aborder l’utilisation de la technologie sous l’angle de la conception universelle de l’apprentissage (UDL), qui privilégie dès le départ une conception flexible et inclusive.

Considérations éthiques relatives à l’IA générative

L’IA générative soulève d’importantes questions éthiques qui concernent les personnes apprenantes, le personnel éducatif, les institutions et les communautés. Favoriser une compréhension commune de ces enjeux est essentiel pour garantir une utilisation responsable. Ces questions ne sont pas hypothétiques ; elles reflètent des tensions réelles auxquelles le personnel éducatif, les décideurs politiques et les chercheurs sont actuellement confrontés. Ces questions comprennent, sans s’y limiter :

  • Génération d’informations biaisées, discriminatoires envers les personnes handicapées, racistes, sexistes et/ou inexactes – Les systèmes d’IA générative sont entraînés à partir de vastes ensembles de données qui reflètent les préjugés sociétaux existants. Les résultats peuvent perpétuer des stéréotypes ou produire des contenus préjudiciables ou discriminatoires, même lorsque la consigne semble neutre.
  • Hallucinations et inexactitudes factuelles – Les outils d’IA générative peuvent produire des réponses fluides et assurées dans le ton, mais factuellement incorrectes, inventées ou trompeuses. Ce phénomène est parfois appelé « hallucination ». Le personnel éducatif et les personnes apprenantes doivent développer des compétences de lecture critique pour vérifier les informations générées par l’IA par rapport à des sources faisant autorité, en particulier dans les contextes de recherche, d’évaluation et de prise de décision.
  • Impact sur l’environnement – La demande en énergie et en eau des systèmes d’IA à grande échelle est considérable. La formation et l’exécution de modèles d’IA générative contribuent aux émissions de carbone et sollicitent fortement les ressources en eau pour le refroidissement des centres de données, ce qui soulève des préoccupations en matière de durabilité pertinentes pour l’éducation au climat.
  • Développement non réglementé – Le rythme du développement de l’IA dépasse souvent les cadres réglementaires. Les personnes apprenantes et le personnel éducatif travaillant dans cet environnement peuvent être confrontés à des outils qui n’ont pas fait l’objet d’un examen rigoureux quant à leur sécurité, leur exactitude ou leur pertinence pour une utilisation avec des mineurs.
  • Dépendance excessive pour la création et la prise de décision – La dépendance vis-à-vis des outils d’IA pour l’écriture, la résolution de problèmes et la prise de décision risque de nuire au développement de l’esprit critique, de la créativité et des compétences métacognitives. Le personnel éducatif doit déterminer de manière réfléchie quand l’utilisation de l’IA soutient l’apprentissage et quand elle risque de le supplanter.
  • Impact économique – L’IA générative soulève des questions concernant l’accès équitable (coûts des appareils et des abonnements), les perturbations sur le marché du travail (création et perte d’emplois) et la concentration du pouvoir technologique entre les mains d’un petit nombre d’entités privées.
  • Manque de transparence sur l’utilisation et la sécurité des données – De nombreux outils d’IA ne divulguent pas clairement comment les données des utilisateurs sont collectées, stockées ou utilisées pour entraîner de futurs modèles. Cela constitue une préoccupation particulière dans le contexte de l’enseignement primaire et secondaire, où la protection de la vie privée des personnes apprenantes est primordiale.

Même s’il est difficile de résoudre pleinement ces problèmes, il est essentiel d’en prendre conscience pour atténuer les risques et prévenir tout préjudice involontaire. Le personnel enseignant est encouragé à engager avec les personnes apprenantes des discussions critiques sur ces aspects de l’IA dans le cadre d’un développement plus large de leurs compétences numériques et en matière d’IA.

Outils et ressources

Outils


Les outils suivants sont disponibles via l’EDPE :

OutilUtilisateurLien
Microsoft Copilot ChatTous les utilisateurs disposant d’une adresse @nbed.nb.caCopilot.microsoft.com
Microsoft 365  Tous les utilisateurs disposant d’une adresse @nbed.nb.ca ou @nbss.nbed.nb.ca  Office.microsoft.com
D2L BrightspaceTous les utilisateurs disposant d’une adresse @nbed.nb.ca ou @nbss.nbed.nb.ca  https://nbvlc.nbed.nb.ca/ https://plhub.nbed.ca
myBlueprintTous les utilisateurs disposant d’une adresse @nbed.nb.ca ou @nbss.nbed.nb.ca  https://myblueprint.ca
SchoolAITous les utilisateurs disposant d’une adresse @nbed.nb.cahttps://app.ca.schoolai.com/
LumioTous les utilisateurs disposant d’une adresse @nbed.nb.cahttps://lum.io
CanvaTous les utilisateurs disposant d’une adresse @nbed.nb.ca ou @nbss.nbed.nb.ca  https://www.canva.com
SoraTous les utilisateurs disposant d’une adresse @nbed.nb.ca ou @nbss.nbed.nb.ca  SORA
World Book OnlineWorld BookWorld Book
EBSCOEBSCOEBSCO
Ressources


Ressources de l’EDPE et des districts scolaires

Autres ressources

L’avenir de l’éducation réside dans la mise en relation des connaissances, des compétences, des attitudes et des valeurs.

– OECD, Avenir de l’Éducation et des Compétences 2030